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Fusuma, Byôbu et Kakeziku : les derniers dinosaures

Les Tanaka (père, épouse, fille et beau-fils) sont depuis l’époque Edo spécialistes de l’Edo Bunka. Lorsqu’on pense Japon médiéval ou ancien, dans la période d’Edo, on a tout de suite les images de Kyoto en tête. Or il faut savoir que les différences culturelles étaient beaucoup plus marquées qu’aujourd’hui entre Edo, l’actuelle Tokyo et cité du Shogun, et Kyoto, la ville impériale. C’est un point Continue reading

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Histoire du Kimono Japonais

Avant le 6ème siècle au Japon

Dans une chronique chinoise du 3e siècle qui décrit le Japon (Gishi wajinden), les Japonais de l’Antiquité sont décrits se drapant dans des rectangles de tissu. Simplement noués sur le devant ou enfilés comme des robes, ils ressemblaient à de longs poncho (sortes de longues chasubles fermées par une ceinture appelée kantô-i).

Dès 4e siècle, un Etat dit du Yamato se mit en place progressivement, sur les modèles sinisés. Ainsi les contacts avec la Chine et les Trois royaumes de Corée (Paekche, Silla et Koguryo) influencèrent largement les coutumes, de l’architecture (les toits typiquement coréens, le damier de Kyoto, ancienne Heian, sur le modèle urbaniste chinois) jusqu’à bien entendu l’habillement.

Le Japon d’alors était – et l’est toujours d’une certaine manière – sous influence chinoise : apparition d’un langage écrit, changements techniques dans le travail de la céramique ou des métaux, organisation urbaine, culture du riz, arrivée du bouddhisme, début d’un état organisé… tout cela provient du continent, comme une grande partie de sa population.

Hommes et femmes portaient des vestes aux manches longues et étroites, fermées sur le devant (comme celles des haniwa ou figurines funéraires qui fournissent d’importantes indications sur l’habillement de cette époque). Les hommes y associaient un hakama (dont la forme était proche de celle du pantalon actuel) resserré en dessous des genoux par une cordelette. Quant aux femmes, elles portaient une longue jupe plissée (appelée mo) sous leur veste. L’ensemble constituait le kinu hakama pour les hommes et le kinu mo pour les femmes. Il ne fait aucun doute qu’il existait de nombreuses variantes relatives au rang social.

L’ère Nara et l’évolution majeure du kimono

Le kimono est un descendant direct du kosode, un vêtement jusqu’à lors usité comme sous-vêtement. Ce kimono est fait de rectangles de tissus pliés et cousus, jamais retaillés. Rectiligne, tombant jusqu’aux pieds ou chevilles, il s’adapte à la formalité de l’ensemble et de la personne qui le porte.

Sa particularité réside dans ses manches très longues, pouvant aller jusqu’au sol pour les kimonos des jeunes femmes (furisode) – on en retrouve les traces dans les kimonos très amples des courtisanes. Le kimono se porte exclusivement côté gauche sur côté droit. Il y a deux raisons à cela : la majorité des personnes étant droitier, cela permettait de cacher une arme à lame courte (tanto), toujours utile dans ces temps anciens à la sécurité relative. D’autre part, les morts étant habillés en croisant dans le sens inverse, il vaut mieux utiliser l’autre sens pour ne pas passer pour un mort-vivant.

Le kimono japonais de l’époque est maintenu en place grâce à une large ceinture nouée dans le dos, dénommée obi. Les kimonos anciens sont décorés, parfois richement, par des motifs traditionnels (pin, bambou, tortue, libellule, roue, etc.), autant de symboles des vertus recherchés par les personnes de rang de l’époque.

C’est sans doute durant les ères Asuka (6ème et 7ème sieècles) et Nara (8ème siècle) que le kosode débarqua de Chine dans le Yamato avec les dignitaires et autres lettrés chinois.

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Un air de Chine

La culture chinoise était à la pointe du raffinement dans la région. C’est donc tout naturellement que la noblesse locale adopta les longues robes de cour d’inspiration chinoise. Ce sont elles qui furent à l’origine du kimono que l’on connait.

Parallèlement une hiérarchisation du costume en fonction du rang social ou de son rôle se mit en place avec des règles strictes qui furent inscrites dans les codes de conduites. Le choix des couleurs : violet, bleu, rouge, jaune, blanc et noir, permettait de déterminer le statut social de celui qui  portait le kimono. Un Bureau impérial des Teintures fut inauguré vers 701 puis le Code Yoro, législation fondamentale de l’Etat du Yamato, prit soin de consigné les règles liées aux costumes.

Par exemple, la loi obligeait que les deux pans du vêtement devaient se croiser sur le devant en plaçant obligatoirement, sous peine de punition, le côté gauche par-dessus le côté droit, selon la mode chinoise, coutume encore en vigueur de nos jours. En effet, les Chinois de l’époque considérait ce manquement à la règle comme une marque de facilité et de barbarisme. Or il fallait absolument à l’Etat naissant et sa noblesse faire preuve de « sinisation » pour montrer sa valeur, un peu comme les Francs ou autres firent avec la romanisation, en se montrant plus romains que les romains. D’ailleurs partir en Chine, faire carrière puis revenir au pays était un gage d’avoir un poste prestigieux à son retour.

Heian : une période haute en couleur marquée par un éloignement avec le continent

La capitale Heian est basée sur le modèle en damiers de la capitale chinoise Chang’an, comme l’était Nara, mais sur une surface bien plus importante. Le déplacement de la capitale, chose normale après la mort d’un empereur car la mort pouvait polluer le lieu, fut tout d’abord une manœuvre politique pour se soustraire à l’influence croissante des monastères bouddhiques de Nara sur les affaires intérieures. Or ces derniers étaient souvent liés à des dignitaires du continent.  La fonction de Shogun, fut créée à cette époque, lors des expéditions menées contre les Aïnous, peuple indigène animiste. C’est à cette époque que la classe des samuraïs et que le système féodal émergent.

Si le bouddhisme fut introduit par les érudits chinois, leur influence chute brusquement après la dernière mission impériale en Chine en 838 – le gouvernement du Yamato étant considéré comme client de l’Empire chinois. La prestigieuse dynastie Tang entre en déclin, les bouddhistes chinois sont sévèrement persécutés, ce qui détruit le respect des Japonais pour les institutions chinoises, jusque là véritable modèle.

Le Japon commence à se replier sur lui-même, tout en conservant des liens avec les royaumes coréens et chinois (Saicho et Kûkai ramenèrent de Chine des pratiques bouddhiques devenues importantes). Les luttes intestines à la cour impériale, l’émergence du contre pouvoir shogunal et de la classe des samuraï, la disgrâce des moines, favorisent les manigances et autres coups d’état pour s’accaparer un pouvoir vascillant.

Ainsi dans la lignée des Soga du 5ème siècle, les intrigues fleurissent à la cour impériale sous l’impulsion des Fujiwara, puis des Minamoto et des Taïra, qui se concluent avec la guerre de Genpei. Les Minamoto en sortent victorieux, s’appuyant sur le Shogun de Kamakura, et deviennent une force politique majeure qui fera d’eux des dictateurs héréditaires de l’ombre, capables, selon les historiens, de neutraliser l’empereur ou le shogun comme bon leur semble.

C’est dans cette atmosphère d’intrigues que se développe une mode singulière, qui reflète la lutte pour le prestige, à la manière de ce que le Royaume de France a connu avec le roi Soleil.

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Changement de registre avec les kimonos d’apparat

Courtisans et courtisanes se devaient d’afficher leur sens de l’esthétique et du raffinement en choisissant avec un soin particulier les associations de couleurs de leurs parures qui ne manquaient pas de s’accorder à la saison, à l’âge ou à l’occasion. Une réputation pouvait se faire ou se défaire sur le simple choix d’une combinaison heureuse ou malheureuse de couleurs !

Ces déclinaisons imitaient les nuances présentes dans la nature et se montraient au niveau du col, des poignets et de la traîne. Les combinaisons standardisées de couleurs constituèrent peu à peu un véritable code de règles esthétiques (kasane irome).

Dès le milieu de l’époque de Heian, les vêtements masculins et féminins furent dotés de manches très largement ouvertes (hirosode). Le kosode blanc à manches étroites était alors un sous-vêtement porté à même la peau. Les longues robe à traîne des femmes de la cour dissimulaient entièrement leur corps et se superposaient sur plusieurs épaisseurs (karaginu-mo ou plus familièrement juni hitoe, signifiant douze robes non doublées). Sous ces longues robes, les femmes continuaient de porter un hakama. Le mo (jupe plissée) était alors réduit à une sorte de tablier porté à l’envers de façon à former une traîne. Cette superposition de kimonos faisait ressortir la minceur du visage et la fragilité du corps enfoui. Les robes étaient faites de tissus de soie damassée de couleur unie ornée de motifs conventionnels (la laine n’existait pas et le coton ne fut introduit qu’au milieu du 16e siècle).

Les vêtements portés à la cour par les hommes se transformèrent également. Les guerriers de haut rang et les hauts dignitaires adoptèrent un vêtement officiel, le sokutai et sa forme simplifiée, le ikan, lors de leur visite au palais impérial. Le sokutai porté jusqu’au milieu de cette période était encore très inspiré de la forme du costume officiel de la cour chinoise. A noter que le sokutai des bushi présentait de légères différences dans la forme, ceci afin de faciliter leurs mouvements.

Ce sont ces nobles guerriers qui allaient par la suite largement modifier les codes vestimentaires japonais. Un véritable art de vivre traditionnel japonais, une tendance qui allait apporter des changements jusque dans l’habillement.

L’essort des samouraïs

A l’époque Kamakura et son gouvernement militaire, la mode pris le virage de la practicité en reprenant le code des guerriers de la période Heian.

Les hommes de la classe guerrière dirigeante et les nobles arboraient comme tenue ordinaire, le kariginu (inspiré de la tenue de chasse en vogue durant la période de Heian) dont le haut des manches n’était pas cousu et qui permettait ainsi une plus grande ampleur des mouvements. Mais le confort et la simplicité de ces tenues d’un nouveau style ne furent pas les seules raisons du choix des militaires de cette période: en effet, elles ressemblaient beaucoup aux tenues de combat déjà portées par leurs ancêtres au cours de la période précédente. Ainsi, ne faisaient-ils que perpétuer les habitudes vestimentaires de leurs ancêtres guerriers de la période de Heian.

Les bushi (guerriers) portaient au quotidien un hitatare consistant en un haut (une sorte de kimono court, brocardé pour les événements officiels) glissé à l’intérieur d’un hakama ou bien encore un suô (une forme proche de celle du hitatare), tous deux ornés de motifs audacieux. Cet habit semble avoir été adopté à partir du vêtement de travail des gens du peuple et permettait une ampleur de mouvement plus aisée. L’armure du guerrier (yoroi) pouvait être endossée par-dessus le yoroi hitatare (les manches étaient alors moins amples et le pantalon, plus court, était doté de jambières).

Les guerres incessantes, et donc l’appauvrissement général, furent également la cause de ce changement et d’une simplification des codes vestimentaires chez les nobles.

C’est à cette époque que s’imposa peu à peu la forme du kosode. Il devint le vêtement usuel des classes populaires qui le portaient comme sous-vêtement et comme vêtement d’extérieur. Dans ce dernier cas, il répondait à certaines exigences pratiques et esthétiques notamment en s’adaptant aux saisons (simple, double ou matelassé). Tissé dans des matières végétales (lin), le kosode était uni ou orné de motifs teints très simples (shibori).

Les classes supérieures des familles de bushi avaient pour habitude de conserver et de transmettre leurs biens les plus précieux et leurs vêtements, alors que les classes inférieures usaient leurs habits jusqu’à la corde. Ils confectionnaient ensuite des vêtements ou des langes pour leurs enfants; c’est pourquoi, la majorité des kosode intacts aujourd’hui appartenaient à des familles de guerriers.

Muromachi et fixation du code vestimentaire japonais

Toujours fidèles à leur éthique guerrière, les hommes continuèrent à porter le hitatare avec des variantes comme le suô ou le daimon (une sorte de hitatare orné de larges motifs). La différence essentielle résidait dans les matériaux utilisés. La soie du hitatare était remplacée par du lin ou du drap, moins onéreux.

Les femmes de haut rang abandonnèrent le hakama et commencèrent à porter un kimono plus long, visible dans sa totalité qui se para de couleurs vives et de brocarts. La ceinture du hakama permettant jusque-là de maintenir le kosode en place, il fallut y trouver un substitut. Le obi allait remplir ce rôle à la perfection. Il n’était encore qu’une étroite ceinture de quelques centimètres de large. C’est ainsi que la mode féminine s’élabora ainsi peu à peu.

Mais le contexte était toujours un contexte de querelles intérieures permanentes.

Ces guerres continuelles mirent l’industrie et les productions familiales en déclin. Les belles étoffes furent importées de Chine et les décors à la main mis en valeur. On tenta d’imiter les décors chinois par des tissages de fils d’or et d’argent et par des impressions à la feuille d’or (suihaku). Combinées à la broderie, ces techniques furent bien accueillies et remplacèrent peu à peu les importations

La période Momoyama est marquée par une richesse et une somptuosité des étoffes qui ne seront jamais égalée. Cette courte période est considérée comme une des plus brillantes et une des plus productives dans le domaine artistique. Le quartier des tisserands de Nishijin à Kyôto constituait le centre de la production textile.

Un goût accentué pour l’individualisme, le style libre, les motifs grandioses et les décors asymétriques caractérisa cette ère qui fut celle des grands décorateurs. Le commerce avec la Chine reprit à grande échelle : la soie de satin damassé (rinzu) tissée de motifs à la grecque et de fleurs stylisées (karaori) constitua un support facile pour les nouvelles techniques.

On commença aussi à utiliser des procédés de teinture continentaux qui permirent la création des somptueux kosode de l’époque Azuchi-Momoyama : couleurs vives, tissus précieux brocardés et broderie caractéristiques.

Mais c’est l’ère Edo, qui allait durer plusieurs centaines d’années, qui véritablement donna ses lettres de noblesse au kimono. Des techniques venues du continent et de l’étranger firent l’apparition. De complexes motifs assymétriques évoquant une légende purent ainsi être tissés sur des kimonos. Bref la période Genroku (1688-1704) déclencha une mode somptuaire qui allait durée jusqu’au milieu/fin18ème siècle.

En réaction à la période à tout ce faste, et malgré une simplification des habits pour cause économique, à la fin du 18e siècle, les kimonos éblouissants furent délaissés et on leur préféra des motifs plus iki (un concept esthétique mêlant à la fois élégance et sobriété). Le gouvernement shôgunal avait alors promulgué de nouvelles lois somptuaires (1863) interdisant les brocarts d’or, les broderies, certains procédés de teinture etc… Il en résulta un grand changement dans la mode et les techniques d’ornementation.

L’ère Meiji vit la lente disparition du kimono sous l’impulsion impériale qui souhaitait une occidentalisation. Le kimono usuel tente de revivre sous une nouvelle forme au 21ème siècle.

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Bain japonais : les systèmes prêt à poser

Comme évoqué dans l’article que je cite ici, les systèmes préfabriqués existent au Japon depuis les années 60 (60% des foyers étaient équipés) et ont explosé le marché avec les JO de Tokyo. C’est aujourd’hui la solution la plus utilisée pour concevoir une salle de bain, et en particulier l’endroit où se trouve le bain et la douche, au Japon.

Histoire et concept

Le JO de Tokyo de 1964 arrivent, et les résidences pour athlètes du village olympique, ainsi que les hotels pour les spectacteurs, doivent être prêts dans les temps et rapidement. Les occidentaux découvrent avec l’hôtel Grand Otani les ユニットバス « unit baths », connus aussi comme « system bath » que l’on peut qualifier en français de « salle de bain préfabriquée ».

Cette ingénieuse solution permet de prémonter en usine dans une unité préfabriquée en matière plastique (généralement pastique renforcé avec des fibres de verre) qui contient un bain, des toilettes, un lavabo. L’unité est ensuite facilement et rapidement installée. C’est ce qui a permis de finaliser dans les temps le Grand Otani et ses 1044 chambres : il était en effet impossible de réaliser des salles de bains à la japonaise – lieu des ablations préalables pour se laver séparé du bain – avant le début des JO.

L’avantage est que ce système n’utilise pas de ciment, de plâtre ou autre matériau à préparer sur place avant d’installer, et tout est pré posé (le plombier n’intervient que très peu) : il se pose rapidement, donc c’est aussi une grosse économie en main d’oeuvre – donc en argent.

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Salle de bain préfabriquée typique

Ce concept a été également employé lors des grands travaux japonais des années 60-70 pour équiper les milliers de logements planifiés dans le pays. Si au début le bain devait être posé séparément et équipé d’un kama ou chauffe eau annexe, il a été inclu par la suite dans la salle de bain préfabriquée. Mais il n’a pas été inclu sans rien : il était équipé d’une nouvelle fonction l’oidaki. Oidaki est le système de maintien à température du bain pour que toute la famille puisse profiter d’un bain chaud toute la soirée, chacun à son tour. Le bain est pensé pour conserver la chaleur et le système de chauffe ne se met en marche que lorsque le bain refroidi (thermostat) : pratique, gan d’eau et gain d’énergie.

Pour ceux que cela choque, il faut savoir que vous êtes sensé vous être lavé, donc propre, avant de rentrer dans le bain !

Pour ceux frustrés de ne pas avoir de matières plus nobles, comme des carreaux de céramique ou du bois, il existe désormais des systèmes sur mesure s’adaptant en rénovation à tout type de préfabriqué existant ou d’espace – lorsque la salle de bain et la partie en eau sont à créer.

Système de salle de bain prêt à poser en bois

Les systèmes de salle de bain préfabriqué intègrent parfois aussi le bain en bois traditionnel japonais. Ces systèmes sont généralement sur mesure, à la différence de ceux des grands fabricants (Toto, Lixil, etc).

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Salle d’eau préfabriqué avec bain et revêtement mural en bois

L’avantage est un gain énorme de temps et un vaste choix pour personnaliser :
– la taille du module préfabriqué
– les éléments de revêtements (intégration d’un panneau d’art par exemple)
– la plomberie
– le bain en bois traditionnel japonais

Les artisans travaillent en usine en temps masqué par rapport au chantier, ce qui permet de livrer et d’avoir rapidement sa salle de bain opérationnelle. Notez que l’on se déshabille dans l’espace aménagé en dehors de la salle d’eau préfabriquée (on retrouve en général un lavabo et des rangements, voir une machine à laver, comme chez nous).

Ces salles de bains conviennent également pour les hôtels en construction ou en rénovation.

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Un modèle plutôt haut de gamme de salle de bain préfabriquée

Le système de ventilation intégré permet de limiter les moisissures. Un autre avantage de ces salles d’eau préfabriquées est de prémunir la maison contre les risques liés à l’eau comme l’humidité, les fuites ou les débordements. Solution pratique et esthétique qui gagne à se faire connaître en Europe !

 

bain design japonais en bois

Les bains en bois du Japon

La fabrication des bains en bois est une affaire qui regroupe quelques entreprises au Japon. 5 tout au plus sur l’ensemble de l’archipel. Il faut savoir que le bain traditionnel japonais ou furo 風呂 était en métal afin de pouvoir transmettre la chaleur d’un brasier à l’eau.

Bain en métal au Japon

Bain traditionnel en métal au Japon

Cette sorte de fonte n’étant pas des plus comfortables, d’autres types de bain se sont développés, en particuliers dans les ryokan et onsens. Là, l’eau chaude est déjà présente, le bain en bois s’est présenté comme un choix judicieux. Généralement dans ces régions sont présentes des espèces indigènes résistantes à la moisissure et au pourrissement, comme l’hinoki ou le hiba, une variété d’asunaro symbole de la préfecture d’Aomori.

Un choix des matériaux et une technique hors norme

Suite aux grandes opérations de l’époque Edo, et en particuliers sous Tokugawa, les larges arbres multi-centenaires ont quasiment disparu, phagocytés par les temples et autres mausolées de Nikko. Normalement les bains en bois étaient exécutés dans avec ce genre de bois.

De nos jours les fabricants, comme celui à qui nous avons rendu visite, préfèrent utiliser des bois de diamètres plus fins et les assembler.

assemblage bain en bois japonais

Assemblage avec une pâte de fixation neutre

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On ne sent pas la colle, on ne sent que le parfum de l’hinoki

Les formes traditionnelles sont rectangulaires ou rondes avec un cerclage pour tenir l’assemblage.

Le collage est absolument invisible au touché. Pour les modèles de bain en hinoki aux formes plus modernes, les fabricants utilisent un plastique renforcé à la fibre de verre (FRP) pour bâtir une base sur laquelle est plaquée le bois. Cette structure est indispensable pour conserver la structure du bain, notamment lorsque le bain n’est pas utilisé régulièrement.

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Bain en forme de trèfle bâti sur une structure FRP

Un savoir faire japonais qui nécessite un entretien

Il faut de 3 semaines à 1 mois pour réaliser un bain japonais en bois. Les « systèmes » prêts à poser, soit un coffre préfabriqué en FRP prêt à poser avec les éléments muraux en bois, le sol carrelé ou en bois, et la tuyauterie, prend bien entendu beaucoup plus de temps. Le temps de pose lui est équivalent.

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Un oeuf de pâques ? non un idée design ovoïd en bois pour accueillir un bain

Une fois terminé, livré et posé, l’heureux propriétaire de ce bain nippon traditionnel doit penser à l’entretenir.

En effet, les changements hygrométriques risquent de fissurer le bois. L’apparition de fissures risque de compromettre l’étanchéité du bain, sauf dans le cas des bains à structure en plastique renforcé à la fibre de verre, qui prend le relais.

Il vaut mieux utiliser régulièrement son bain : un simple coup de chiffon après utilisation suffit à son entretien. En cas d’absence, prévoir un seau d’eau que l’on laissera au fond du bain, bain qui sera ensuite recouvert d’un tissu afin de préserver l’humidité et éviter le retrait du bois. En cas de petites fissures, il existe des pâtes pour rattraper le coup.

Suivant l’utilisation, un bain japonais en bois se garde 10 à 30 ans. Bien que les essences utilisées soient extrêmement résistantes à l’humidité, et donc à la pourriture et aux moisissures, ces dernières, surtout si le bois a été en contact avec des détergents (ce qui annihile la protection naturelle), peuvent finir par s’installer. Le bois devenant poreux, il n’est plus étanche, il faut donc changer de bain en bois.

Autre point, le bois perd petit à petit son pouvoir odorant ou l’utilisateur finit par s’habituer à la fragrance caractéristique. Afin de conserver ce plaisir olfactif, il existe des produits spécifiques naturels pour rendre l’odeur de neuf à son bain japonais traditionnel.

 

 

Les Motifs à Fleurs dans les Kimonos Japonais

Les fleurs sont une composante essentielle des motifs présents sur les kimonos féminins. Possédant une signification profonde ou plus légère, c’est selon, les motifs à fleurs sont choisis pour l’occasion, en rapport avec le caractère de la dame ou son âge. Si le lys ou yuri tient une place prépondérante, signe de beauté par excellence, il existe plusieurs types de compositions florales.

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Pivoine arbustive ou botan

La botan convoie le sens de bonheur et de fortune. Elle se retrouve parfois avec une autre pivoine, la pivoine de Chine ou shakuyaku. Un dicton dit de la beauté féminine : « Une pivoine de Chine assise, une pivoine arbustive debout, un lys qui marche ».

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Pivoine de Chine ou shakuyaku

Même emploi que ci-dessus.

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Lys ou yuri

Même emploi que ci-dessus.

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Œillets ou nadeshiko

Surnom de l’équipe de football féminin japonaise, nadeshiko est le symbole de la jeunesse naïve féminine et de ses rires. Bref le temps de grâce insouciante !

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Iris ou ayame

Si c’est un symbole de la confiance en soi (et donc de sa victoire) et à la fois de la politesse, c’est à cause des sons de ses caractères en lecture kun (son japonais) Sho dans 勝負強さ et Mu dans 礼儀正しい. Elle est aussi considéré comme un talisman lors de la fête traditionnel de Mai ou Koinobori.

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Fleur de cerisier ou sakura

Le printemps et la jeunesse festive par excellence ! C’est le motif le plus populaire, sur les kimonos d’enfants ou ceux d’adultes. Et qu’importe la saison, la sakura n’est jamais passée de mode, que cela soit sur les yukatas d’été ou les kimonos d’hiver.

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Camélia ou tsubaki

Plutôt considéré comme un motif automnal, le camélia représente la longévité puisque contrairement aux autres fleurs, il est là aux portes du frimas hiémal. La longueur de sa floraison en fait aussi le représentant du développement personnel au long de sa vie.

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Narcisse ou suisen

Plante souvent confondue avec une plante comestible appelée nira, elle entraine des intoxications graves chaque année. Mais sur un kimono, elle apporte de la fraîcheur, étant la première fleure à fleurir. C’est aussi un symbole de grâce svelte de part son port et sa tête florale généreuse.

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Glycine ou fuji

Généralement elle s’agrippe aux courbes du léger yukata d’été, comme sa saison de floraison. La glycine, au parfum suave, fait chavirer les têtes lors des matsuri. C’est toutefois un signe de beauté perpétuelle, un signe de prospérité. Il existe des motifs représentant la glycine retombante, on parle alors de shidare-fuji.

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Prunus japonais ou ume

Fleur plus précoce que le cerisier, elle est tout aussi populaire à la sortie de l’hiver, qu’elle a enduré en bouton. C’est donc un signe de persévérance, apprécié comme motif tout en rondeur sur les yukatas.

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Ipomée ou asagao

Très porté en été, c’est le motif de l’amour. L’ipomée est une plante grimpante qui s’accroche en s’enroulant, et s’intrique à son support. Esthétiquement, c’est une fleur qui amène de la fraîche par ses couleurs bleues, mauves et violettes.

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Chrysanthème ou kiku

Thème ancien qui vient de Chine, il est désormais un classique japonais. D’ailleurs le chrysanthème est un des emblèmes de l’Empereur. Il véhicule depuis son introduction la longévité et la protection des maladies.